En un an, elles ont diminue de 4,2 milliards de francs. A fin 2001, des entreprises externes specialisees geraient 8,2% des reserves de devises. Les mandats de gestion permettent des placements dans des segments tels que les titres americains couverts par des gages hypothecaires et des portefeuilles d’obligations internationales. Les operations afferentes aux reserves de devises dont la gestion est assuree par des tiers passent par une banque depositaire specialisee. La Banque nationale detient une partie de ses actifs en obligations en francs. Elle gere ce portefeuille en veillant a ce que les decisions de placement ne nuisent pas a la politique monetaire ni ne tirent parti de celle-ci. Depuis le milieu de 2000, elle suit une politique de placement qui se refere a un indice representatif du marche des emprunts en francs. L’indice tient compte de tous les debiteurs autorises par la loi sur la Banque nationale, a savoir Confederation, cantons et communes, banques et centrales de lettres de gage suisses et etrangeres, Etats etrangers et organisations internationales. Evalue aux prix du marche, le portefeuille – sans la part constituee des actifs libres – atteignait 5,5 milliards de francs a fin 2001, contre 5,2 milliards un an auparavant. Du fait de l’adaptation de la strategie de placement, la duree moyenne d’immobilisation des capitaux a passe de 3,5 ans a 4,4 ans. Le rendement du portefeuille, qui etait de 3,3% en 2000, a augmente pour s’inscrire a 4,3% en 2001. En vertu de l’accord sur l’or que quinze banques centrales europeennes ont conclu en septembre 1999, la Banque nationale est tenue de limiter ses prets d’or a 328 tonnes, soit au niveau atteint a l’epoque. A fin 2001, les prets d’or portaient sur 322,2 tonnes. Les contreparties de la Banque nationale dans ces operations etaient constituees d’une vingtaine d’etablissements financiers de premier ordre, suisses et etrangers. Elles versent un interet pour l’or mis temporairement a leur disposition. Les prets d’or ont ete conclus en partie contre remise de titres en garantie. De tels gages reduisent nettement le risque de credit, mais aussi le produit tire des prets. A fin 2001, les operations couvertes par des titres representaient 26,3% du total des prets d’or. Elles etaient conclues essentiellement pour des durees comprises entre un et cinq ans. En 2001, les prets d’or ont degage un rendement de 1,6%. A la fin de l’annee, la duree residuelle moyenne des prets d’or etait de 11,3 mois. La Banque nationale vend graduellement sur le marche la quantite d’or – 1300 tonnes – qui ne lui est plus necessaire a des fins monetaires. Elle place le produit des ventes en divers actifs financiers qui sont geres separement. Le processus de decision est semblable a celui qui a ete adopte pour le placement des reserves de devises. Un comite interne de pilotage definit, compte tenu de la strategie de placement fixee par la Direction generale, des directives detaillees et les mesures adequates pour la gestion. Les rendements obtenus sont compares a ceux des portefeuilles de reference. En 2001, la Banque nationale a vendu 220,8 tonnes d’or a un prix moyen de 272,4 dollars l’once. Le produit des cessions a atteint 3,3 milliards de francs. Ainsi, 391,6 tonnes des 1300 dont la cession est prevue ont ete vendues jusqu’a fin 2001. Les ventes ont eu lieu a intervalles reguliers et ont porte sur des quantites fixees de facon a menager autant que possible le marche. Les possibilites de couvrir l’or encore a vendre contre une evolution defavorable du prix en francs du metal precieux sont fortement limitees par l’accord de septembre 1999. La Banque nationale ne peut par consequent eviter ce risque en recourant a des instruments derives. En revanche, elle peut reduire le risque de change sur le produit, en dollars, des ventes futures d’or. C’est pourquoi l’institut d’emission a vendu des dollars a terme, contre francs et euros, a hauteur d’un tiers environ du produit attendu en dollars. Ces operations de couverture ont engendre une perte de 317 millions de francs, en 2001, du fait de la hausse inattendue du cours du dollar. L’annee precedente, elles avaient permis d’enregistrer un gain de 82,8 millions de francs. Le produit des ventes d’or fait l’objet de placements aupres de debiteurs de premier ordre. Le portefeuille est constitue essentiellement d’obligations emises par des collectivites de droit public et par des banques suisses et etrangeres, mais aussi, pour une petite part, de depots a terme fixe dans des banques suisses et etrangeres. A fin 2001, il comprenait des obligations en francs, pour 9% environ, des placements assortis d’une couverture contre le risque de change, pour 45%, ainsi que des placements sans couverture en euros, pour 26%, en dollars des Etats-Unis, pour 12%, et en d’autres monnaies, pour 8%. La duration du portefeuille etait d’environ trois ans. Un rendement de 4,4% a ete atteint en 2001. A fin 2001, les actifs libres, evalues aux prix du marche, se chiffraient a 19,4 milliards de francs; de ce montant, 13,4 milliards de francs etaient detenus sous forme d’or – quantite encore a vendre – et 6 milliards sous forme de placements en monnaies etrangeres et en francs. La valeur de marche des actifs libres etait superieure de 0,2 milliard de francs a la provision pour la cession des actifs libres, provision qui s’elevait a 19,2 milliards de francs. L’ecart decoule du fait que les revenus tires de la gestion du produit des ventes d’or ne sont pas attribues a cette provision. La gestion des risques saisit, limite et surveille tous les risques financiers determinants auxquels l’institut d’emission est expose par ses activites sur les marches de l’argent et des capitaux. Elle est axee avant tout sur les actifs qui sont geres selon des criteres de rentabilite, notamment les reserves de devises et les actifs libres. Les risques de marche, a savoir les risques de change, de taux d’interet et de prix sur l’or, revetent une importance determinante. En outre, la Banque nationale s’expose a certains risques de credit dans sa politique de placement et sa politique monetaire. Les placements sont faits aupres de contreparties beneficiant de notations superieures a la moyenne. Les risques sont mesures a l’aide de methodes et de criteres habituels dans ce domaine. L’accent est mis sur les analyses de sensibilite et de «value-at-risk» en ce qui concerne les risques de marche et sur les notations diffusees par les agences specialisees pour ce qui a trait aux risques de credit. Les risques sont contenus grace a un systeme de lignes directrices et de limites. Les contraintes strategiques restreignant les risques de marche sont fixees par la Direction generale, et celles qui limitent les risques de credit, par les autorites de la Banque. Un comite interne sur les risques etablit, a partir de ces contraintes, des lignes directrices concretes et gere le processus de surveillance. Le respect des lignes directrices et des limites fait l’objet de controles systematiques. Les resultats des controles sont portes directement a la connaissance des organes concernes de direction et de surveillance de la Banque. La haute surveillance revient au Conseil de banque. Une delegation constituee de deux membres du Comite de banque est chargee specialement du controle des risques. En 2001, le prix de l’or en francs et les cours des monnaies dans lesquelles des placements sont detenus ont enregistre des fluctuations d’une ampleur inferieure a celle de l’annee precedente.