En 2000, les banques cantonales ont augmente leurs creances hypothecaires de 0,1%, et les banques regionales, de 2,7%. Par contre, les grandes banques les ont reduites de 2,3%. Ainsi, la part de marche des banques cantonales a progresse pour atteindre 38% a fin 2000. Les parts des grandes banques et des banques regionales etaient de 37% et de 12%. Du cote des creances sur la clientele, les ecarts dans l’evolution sont plus substantiels entre les diverses categories de banques. Ces creances ont marque une expansion de plus de 15% dans les banques cantonales, mais sont restees quasiment stables dans les banques regionales (–0,2%) et ont meme diminue de plus de 7% dans les grandes banques. Le recul observe dans les grandes banques doit toutefois etre relativise dans la mesure ou ces etablissements avaient fortement accru leurs creances sur la clientele en 1999. Avec 44%, les grandes banques detenaient toujours la plus grosse part des creances sur la clientele en Suisse (banques cantonales: 30%; banques regionales: 4%). Faible recours net au marche des capitaux Le recours net au marche suisse des capitaux a sensiblement diminue au quatrieme trimestre. Les remboursements ont legerement augmente, mais les emissions etaient inferieures de 25% a leur niveau du trimestre precedent. Le recul des emissions est du aux emprunts obligataires – les debiteurs suisses et etrangers y ont contribue dans des proportions a peu pres egales – et, dans une moindre mesure, aux actions suisses. Les emissions d’obligations suisses ont porte avant tout sur des emprunts ordinaires («straights»). Dans le compartiment etranger, les emprunts a taux variable ont joue un role important, en plus des emprunts ordinaires. Les debiteurs suisses ont emis des obligations a long terme surtout, tandis que les debiteurs etrangers ont mis l’accent sur les titres a court et a moyen terme. Le recours net au marche suisse des capitaux s’est inscrit a 28,8 milliards de francs en 2000, contre 34,8 milliards l’annee precedente. Bien que la valeur des emissions brutes ait augmente, il a diminue du fait des remboursements qui ont atteint leur montant le plus eleve depuis 1996. Bonne conjoncture au quatrieme trimestre En Suisse, la conjoncture est restee bonne au quatrieme trimestre de 2000. La croissance du produit interieur brut reel – pres de 2% du troisieme au quatrieme trimestre, en taux annualise – a correspondu au rythme de croisiere que l’economie suisse devrait enregistrer a moyen terme. Elle a cependant marque un ralentissement en comparaison annuelle, puisqu’elle etait de 2,5%, contre 3,6% au troisieme trimestre. La demande interieure (sans les stocks) etait toujours robuste; elle a augmente de 2,3% d’un trimestre a l’autre, soit plus fortement que le produit interieur brut reel. Les investissements en biens d’equipement ont poursuivi leur essor, mais la consommation privee et les investissements en constructions ont perdu de leur vigueur. Ce ralentissement devrait toutefois etre de nature passagere. D’importants indicateurs montrent en effet que la consommation privee a redemarre au premier trimestre de 2001 et que les investissements en constructions apporteront, cette annee egalement, un important soutien a la conjoncture. Les exportations de biens et de services ont progresse davantage qu’au semestre d’ete, mais leur contribution a la croissance a ete beaucoup plus faible qu’un an auparavant. L’accroissement de la demande globale – il a ete de 4% tant d’un trimestre a l’autre qu’en comparaison annuelle – est alle de pair avec une augmentation sensible des importations de biens et de services. Aussi la contribution du commerce exterieur a la croissance economique a-t-elle ete negative. Conjoncture robuste dans l’industrie Dans l’industrie, la marche des affaires, qui fait l’objet d’une enquete mensuelle du Centre de recherches conjoncturelles de l’EPFZ, s’est maintenue a un niveau eleve entre octobre 2000 et janvier 2001, et des jugements empreints de confiance ont ete portes sur les perspectives. La marche des affaires a ete nettement moins bonne dans l’industrie axee avant tout sur le marche interieur que dans l’industrie d’exportation. Par rapport a l’annee precedente, la production et les entrees de commandes en particulier ont en effet moins augmente dans la premiere que dans la seconde. Neanmoins, les carnets de commandes se sont legerement regarnis dans l’industrie axee avant tout sur le marche interieur, et un peu plus de 80% des entreprises les ont juges satisfaisants a bons. L’evolution des commandes, dont la croissance s’est acceleree au cours des derniers mois, incite en particulier a l’optimisme. Expansion toujours vigoureuse de l’industrie d’exportation Dans l’industrie d’exportation, la bonne conjoncture regnait encore en janvier. La marche des affaires y est restee a un haut niveau, et la production a tourne a plein regime. Contrairement aux entreprises produisant essentiellement pour le marche interieur, l’industrie d’exportation a signale un sensible ralentissement de ses entrees de commandes au cours des derniers mois. Malgre leur faible accroissement en fin de periode, les carnets de commandes ont continue a beneficier d’une appreciation favorable. Ralentissement previsible dans le secteur des exportations Etant donne les carnets de commandes bien etoffes et les stocks bas de produits finis, l’industrie devrait donner des impulsions a la conjoncture, ces prochains mois egalement. Dans les entreprises a vocation fortement exportatrice, un tassement de la croissance semble se dessiner du fait du ralentissement des entrees de commandes. Ces derniers mois, la proportion des entreprises qui planifiaient une extension de la production a continuellement decline. En ce qui concerne les perspectives a moyen terme, les entreprises sont restees optimistes jus-qu’en janvier. Celles qui produisent pour le marche interieur comme celles qui exportent tablaient sur une progression des commandes pendant les pro-chains mois. A la suite de l’appreciation plus pessimiste de la conjoncture americaine depuis quelque temps, le climat pourrait toutefois s’assombrir lors de l’enquete de fevrier, dont les resultats sont publies a fin mars. 3.2 Commerce exterieur et balance des transactions courantes Croissance legerement plus faible des exportations Les exportations1 n’ont jusqu’ici guere pati de l’assombrissement de la conjoncture internationale. Du troisieme au quatrieme trimestre, le volume des exportations de biens a continue a augmenter. En donnees corrigees des jours ouvrables, il depassait de 8,6% le niveau observe un an auparavant, contre 10,9% au troisieme trimestre et 8,8% au premier semestre de 2000. Le leger ralentissement est du aux exportations de biens de consommation; celles-ci ont progresse de 1% seulement, apres 5,9% au troisieme trimestre, du fait de la forte baisse du cote des produits pharmaceutiques. Les ventes a l’etranger de biens d’equipement ainsi que de produits semi-finis et de matieres premieres se sont en revanche accrues de respectivement 14,7% et 11,4%, soit a des rythmes a peine inferieurs a ceux du troisieme trimestre. Croissance plus faible des exportations vers l’UE En valeur, les exportations vers l’UE ont augmente, en comparaison annuelle, de 8%, contre 10,6% au trimestre precedent.

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