Retournement de tendance dans les prix de l’immobilier Selon les donnees fournies par le bureau Wuest & Partner, l’offre s’est fortement rarefiee, au quatrieme trimestre, dans tous les segments du logement et dans les surfaces de bureaux. Aussi les prix ont-ils augmente. Les loyers des appartements anciens et neufs mis sur le marche depassaient de 1,3% le niveau observe un an auparavant; les prix, du cote de l’offre, des maisons familiales se sont accrus de 2%, et ceux des appartements en propriete par etage, de 3,4%. Les loyers pour surfaces de bureaux ont enregistre la hausse la plus forte (6,3%). Contrairement aux trimestres precedents, des hausses ont ete observees dans presque toutes les regions. Faiblesse passagere de la consommation Les depenses de consommation des menages ont perdu de leur dynamisme au quatrieme trimestre. En comparaison annuelle, elles ont augmente de 0,9% seulement, en termes reels, contre 2% au troisieme trimestre. Au quatrieme trimestre, les chiffres d’affaires du commerce de detail etaient, en termes reels, inferieurs de 2,6% a leur niveau du trimestre correspondant de l’annee precedente. Le repli a ete de 1,5% dans l’alimentation, les boissons et le tabac, mais a atteint 3,5% dans l’habillement et les textiles et 3,7% dans les autres categories de biens. Les immatriculations de voitures de tourisme ont diminue de 2,1%, et le nombre des nuitees des hotes suisses, de 1,4%. L’evolution de ces deux indicateurs en decembre et en janvier annonce une nouvelle hausse de la consommation. En comparaison annuelle, les immatriculations de voitures se sont accrues de 14,1% en decembre et de 9% en janvier. La demande interieure a elle aussi augmente dans la restauration et l’hebergement; le nombre des nuitees des hotes suisses depassait de 4,2%, en decembre, et de 2,4%, en janvier, les resultats observes un an auparavant. Climat de consommation optimiste En janvier 2001, le climat de consommation etait a son niveau le plus eleve depuis 1989. Les menages ont porte des jugements favorables tant sur la situation economique que sur la situation financiere passee et future. Ils consideraient en outre les emplois comme plus surs et parvenaient davantage a epargner. Par contre, ils desiraient differer leurs acquisitions de biens de consommation durables, probablement a la suite des hausses des loyers et du prix du petrole. Une image positive se degage des enquetes que le Centre de recherches conjoncturelles de l’EPFZ a menees sur le commerce de detail ainsi que sur la restauration et l’hebergement. Une majorite de detaillants s’attendait, pour les prochains mois, a des chiffres d’affaires plus eleves ou inchanges. Dans la restauration et l’hebergement, les hoteliers tablant sur une progression des nuitees d’hotes suisses etaient plus nombreux que ceux qui prevoyaient un repli. Bien que le climat de consommation soit reste bon dans ces deux branches, les reponses favorables nettes ont eu tendance a diminuer depuis le milieu de 2000. Taux d’utilisation des capacites de production pour l’ensemble de l’economie L’ecart de production – soit l’ecart en pour-cent entre la production, telle qu’elle est reellement observee, et le niveau de production qui serait atteint en cas d’utilisation normale des capacites de production et de stabilite des prix – s’est reduit sans discontinuer dans le sillage de l’essor de la conjoncture. Au debut de 2000, il s’inscrivait de nouveau a zero, pour la premiere fois depuis 1992. Un tel niveau signifie une utilisation normale des capacites de l’ensemble de l’economie. Au second semestre de 2000, le produit interieur brut reel a augmente de pres de 2%, soit a un rythme correspondant au sentier de croissance a moyen terme. L’ecart de production, legerement positif depuis le deuxieme trimestre de 2000, est ainsi reste inchange. Taux d’utilisation des capacites de production dans l’industrie Le taux d’utilisation des capacites techniques dans l’industrie – represente, ainsi que l’ecart de production pour l’ensemble de l’economie, dans le graphique 3.9 – permet lui aussi d’apprecier le degre d’utilisation des capacites de l’economie. Au quatrieme trimestre de 2000, il n’etait que legerement inferieur a sa moyenne a long terme, soit a 84,4%. Tant l’industrie axee sur le marche interieur que l’industrie a vocation exportatrice ont continue a accroitre leurs capacites techniques. Comme au troisieme trimestre, une petite majorite des entreprises – a peine 8% – a estime que les capacites techniques etaient trop faibles. Des problemes passagers de personnel et une demande insuffisante ont ete consideres plus frequemment comme les principaux freins a la production. En decembre 2000, la Banque nationale tablait sur une hausse du produit interieur brut reel de 2,2% pour 2001 (voir conference de presse du 8 decembre). Jusqu’ici, l’evolution conjoncturelle a correspondu a peu pres aux previsions. Au cours des derniers mois, les risques conjoncturels ont toutefois augmente du fait du net refroidissement de l’economie aux Etats-Unis. La croissance des exportations suisses notamment pourrait en patir. Etant donne la robuste demande interieure, la Banque nationale ne s’attend cependant pas a un ralentissement substantiel de l’expansion economique. La prevision consensuelle1 portant sur la croissance de l’economie suisse etait de 2,1% au 30 mars 2001, contre 2,3% en decembre 2000. La progression de l’emploi s’est acceleree au quatrieme trimestre de 2000, apres avoir marque un ralentissement au cours des deux trimestres precedents. Le nombre des emplois a augmente de 0,7% d’un trimestre a l’autre, apres correction des variations saisonnieres, et de 1,9% par rapport au quatrieme trimestre de 1999. Les emplois a temps partiel se sont accrus de 0,7% dans la categorie entre 50 et 89% du temps normal de travail et de 2,3% dans celle de moins de 50%. Ils ont ainsi augmente davantage que les emplois a plein temps (0,3%). Au total, les heures de travail accomplies ont donc moins progresse que le nombre des emplois. Dans le secteur des services, les emplois se sont accrus de 0,8%, soit davantage que dans le secteur secondaire. Leur evolution a ete particulierement dynamique dans les transports et communications, dans les banques et les assurances, dans les activites informatiques et dans l’enseignement. Dans l’industrie, la progression des emplois a ete de 0,5% et l’evolution a varie sensiblement d’une branche a l’autre. Elle a ete forte dans l’electronique, le travail des metaux, la chimie, l’alimentation et certains segments de la construction de machines, mais une stagnation et meme une diminution ont ete observees dans d’autres branches. Dans la construction, les emplois ont augmente de 0,3%. Ils depassaient ainsi de 1,5% leur niveau du quatrieme trimestre de 1999. Les taux correspondants s’inscrivaient a 2,1% pour les services et a 1,8% pour l’industrie. Perspectives toujours favorables Selon les indicateurs axes sur des previsions, aucune modification de tendance a court terme n’est perceptible. L’indice Manpower, qui mesure le volume des annonces d’offres d’emploi dans les journaux, a continue a progresser au quatrieme trimestre. En janvier, il atteignait un niveau de 87,4 et etait ainsi nettement superieur a sa moyenne de longue duree, mais toujours inferieur a son maximum de l’annee 1990.

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