Une nouvelle application pour la gestion des series chronologiques a ete mise en service. Le transfert du solde des applications pour operations bancaires vers la nouvelle solution adoptee a l’echelle de la Banque a beau-coup progresse. En outre, les applications fonctionnant deja sur la base de la nouvelle architecture et l’infrastructure technique ont ete developpees pour tenir compte des exigences et des evolutions techniques recentes. La transformation des immeubles du Stadthausquai et de la Fraumunsterstrasse (2e etape) et la renovation du 4e etage du batiment principal de la Borsenstrasse ont pris fin. Ces travaux ont permis d’optimiser l’utilisation des locaux du siege de Zurich. Des etudes ont ete entreprises en vue du renouvellement integral des installations du batiment et de la transformation des locaux de la caisse et de l’entresol de l’immeuble de la Borsenstrasse. Les couts d’exploitation de la Banque nationale decoulent pour une part preponderante du numeraire, soit de la fabrication des billets de banque et de la circulation des billets et des pieces. La reorganisation des mouvements de numeraire, notamment la diminution du nombre des centres assurant la distribution et le tri du numeraire, a permis de reduire nettement les charges ces dernieres annees. La part du numeraire a l’ensemble des couts d’exploitation a continue a flechir, passant de 44% en 2000 a 41% en 2001. Avec 4%, la part du trafic des paiements sans numeraire est restee stable. Les couts du trafic des paiements sans numeraire englobent les prestations de la Banque nationale pour les paiements interbancaires et pour des services fournis a des banques centrales etrangeres et a des organisations internationales. Les operations actives – operations sur les marches des changes et de l’argent, operations sur titres et sur or, avances sur nantissement, gestion des placements financiers et de l’or – formaient 21% des couts d’exploitation en 2001, contre 19% l’annee precedente. Cette hausse s’explique avant tout par une extension des activites, qui a entraine des depenses accrues pour la gestion des reserves monetaires et des actifs libres, en particulier de l’or. D’une annee a l’autre, la part des charges afferentes a l’elaboration et a la formulation de la politique monetaire ainsi qu’a l’etablissement des statistiques a augmente legerement pour s’inscrire a 22%. Tant la part revenant aux services rendus a la Confederation que celle des services a des tiers sont restees inchangees a respectivement 5% et 7%. Les services rendus a la Confederation groupent les couts en rapport avec toutes les prestations que la Banque nationale fournit a la Confederation et a ses etablissements. Quant aux services a des tiers, ils comprennent la contribution au Centre d’etudes de Gerzensee, les couts de la cooperation internationale, notamment ceux qui se rapportent au Fonds monetaire international, et l’aide technique a des banques centrales etrangeres. Dresse en 2001, l’ecobilan 2000 de la Banque nationale a marque une nouvelle amelioration par rapport aux annees precedentes, les atteintes a l’environnement causees par l’institut d’emission ayant diminue. La suppression des services de caisse dans quatre succursales (voir 92e rapport de gestion, page 65) a permis de reduire en particulier la consommation d’electricite et de chaleur dans une mesure substantielle. Abstraction faite de la suppression de plusieurs services de caisse, la consommation d’eau et de papier a flechi sensiblement; pour la premiere fois, la part du papier recycle dans la consommation totale de papier a atteint plus de 50%. La Banque nationale suisse, societe anonyme avec sieges a Berne et a Zurich, est la banque centrale de la Suisse. Elle exerce le monopole d’emission des billets de banque et est chargee, en vertu de la constitution, de mener une politique monetaire servant les interets generaux du pays. Les operations qu’elle peut conclure sont enumerees dans la loi qui la regit. La Banque nationale passe des operations avec des etablissements financiers en Suisse et a l’etranger, des offices federaux, d’autres banques centrales et des organisations internationales. Le mandat macroeconomique de la Banque nationale a priorite sur la recherche d’un benefice. La Banque nationale est la seule institution qui, en Suisse, peut creer a volonte de la monnaie. Elle ne doit pas remunerer les billets en circulation ni les avoirs que les banques detiennent en comptes de virements. Le produit qu’elle tire de ses actifs depasse par consequent largement ses depenses de fonctionnement. En tant que gestionnaire des reserves monetaires de la Suisse, elle est exposee – meme en s’acquittant de cette tache avec toute la diligence requise – a des risques considerables de marche, de credit et de liquidite, qui sont couverts par des provisions appropriees. Celles-ci jouent egalement un role monetaire. Elles permettent en effet a la Banque nationale de constituer des reserves de devises suffisantes. Le volume a atteindre par les provisions croit au meme rythme que le produit national brut (voir pages 103s). Au 31 decembre 2001, la Banque nationale occupait 585 personnes, soit 543,6 emplois a plein temps. Un an auparavant, son personnel etait de 575, ou 534,1 emplois a plein temps. En plus de ses sieges de Berne et de Zurich, l’institut d’emission a des succursales, exercant une activite operationnelle, a Geneve et a Lugano. Afin d’observer l’evolution economique dans les regions, il est present egalement a Bale, Lausanne, Lucerne et Saint-Gall. La comptabilisation, l’evaluation, la presentation des comptes annuels et la publication de ceux-ci sont conformes aux prescriptions de la loi sur la Banque nationale (LBN) et du code des obligations (CO), ainsi qu’aux Swiss GAAP RPC1, mais prennent aussi en consideration les particularites de l’institut d’emission. Etant donne son champ d’activite particulier, la Banque nationale ne dresse aucun tableau de financement ni ne publie des comptes semestriels. Les variations de valeur enregistrees a la suite de l’evolution des cours de change ne sont plus groupees sous un poste separe, dans la partie extraordinaire du compte de resultat, mais sont integrees, en tant que composantes supplementaires, dans les divers postes de resultat concernes. Les repercussions sont precisees sous le point 3.3 ci-apres. Toutes les operations sont saisies le jour de leur conclusion. L’inscription au bilan est faite cependant sur la base de la date valeur. Les operations conclues en 2001, avec valeur en 2002, figurent dans les operations hors bilan. L’or, les creances resultant des prets d’or, les placements de devises negociables et les titres en francs suisses sont portes au bilan a leur valeur de marche en fin d’annee, interets courus en sus. Les variations des valeurs de marche sont saisies dans le compte de resultat. Les creances et engagements resultant de pensions de titres sont portes au bilan a leur valeur nominale, interets courus en sus. Seul le volet monetaire de l’operation est comptabilise; en d’autres termes, les titres que l’emprunteur remet au preteur sont traites comme s’ils servaient de garantie pour le credit. Les instruments financiers derives qui sont utilises dans la gestion des placements de devises et de l’or sont evalues a leur valeur de marche ou a une «fair value» en fin d’annee.