Il convient toutefois de souligner que d’autres methodes pour le recrutement de personnel – Internet par exemple – se sont developpees ces dernieres annees, et que l’indice Manpower pourrait de ce fait sous-estimer la situation. Le nombre des places vacantes annoncees aux offices du travail a une nouvelle fois augmente. Une enquete menee par l’OFS sur les places vacantes a abouti a la meme conclusion. Au quatrieme trimestre, les perspectives etablies par l’OFS pour ce qui a trait a l’evolution de l’emploi au cours des trois prochains mois marquaient une amelioration, tant dans le secteur des services que dans l’industrie et la construction. En outre, selon l’enquete du Centre de recherches conjoncturelles de l’EPFZ, un nombre toujours croissant d’entreprises se plaignait de manquer de personnel. La penurie de personnel etait consideree comme le principal frein a la production, notamment dans l’industrie d’exportation et la construction. Leger repli du chomage Le repli du chomage a continue, mais a un rythme moins fort a partir d’octobre. En donnees corrigees des variations saisonnieres, le nombre des demandeurs d’emploi s’etablissait a 109 068 en fevrier, contre 113 000 en octobre. Dans la meme periode, les chomeurs enregistres ont diminue de 3240 pour s’inscrire a 62 960. Ainsi, la part des demandeurs d’emploi a la population active etait de 3%, et le taux de chomage, de 1,7%. Ces deux taux etaient inferieurs de 0,1 point seulement a leur niveau d’octobre. Le chomage de longue duree a poursuivi son mouvement de recul, mais le nombre des chomeurs sans travail depuis moins d’un semestre n’a pas varie. Dans le secteur des services, le chomage est reste superieur a la moyenne. En outre, la repartition geographique montre que le taux de chomage s’est maintenu a 1,4% en Suisse alemanique depuis septembre, alors qu’il a continue a diminuer en Suisse romande (2,7%) et au Tessin (2,9%). Demande croissante de main-d’oeuvre etrangere A partir du milieu de 1999, les entreprises ont recrute davantage de personnel etranger, etant donne la penurie de main-d’oeuvre en Suisse. Le nombre des frontaliers etrangers s’est accru, au quatrieme trimestre egalement, et les contingents dans le domaine des permis a l’annee etaient entierement utilises, pour la premiere fois depuis 1989. La demande etant tres forte, les cantons ont pu transferer en 2000 une partie du solde des contingents de 1999. Le nombre des permis saisonniers a moins augmente, et les contingents dans ce domaine n’ont pas ete epuises, en 2000 egalement. Cette evolution s’explique probablement par le fait que les entreprises cherchent avant tout du personnel tres qualifie. De surcroit, il est peut-etre devenu plus difficile de recruter de la main-d’oeuvre saisonniere, puisque le bassin de recrutement est limite a la zone de l’UE depuis 1996. L’indice suisse des prix a la consommation ayant diminue entre novembre 2000 et fevrier 2001, le rencherissement annuel a passe de 1,9% a 0,8% dans le meme temps. Ce repli inattendu s’explique avant tout par les fortes baisses des prix du mazout et de l’essence. Les soldes dans les secteurs de l’habillement et de la chaussure, qui ont fait pour la premiere fois, en fevrier, l’objet d’un releve par l’OFS, ont en outre freine le rencherissement. Rencherissement interieur accru Le rencherissement annuel des biens de consommation importes a faibli sensiblement du fait de la baisse des prix des produits petroliers. En fevrier, les prix des biens etrangers etaient inferieurs de 0,6% a leur niveau de la periode correspondante de 2000, apres avoir augmente de 4,3% en novembre. Le rencherissement interieur s’est par contre accru, passant de 1,1% en novembre a 1,4% en janvier; en fevrier, il est redescendu a 1,3%. Hausse des prix des services Dans les services, le rencherissement, qui avait fait un bond a 0,7% en novembre, a la suite de la hausse des loyers des logements, etait de 1,1% en fevrier. Alors que le recul des prix des services publics s’est renforce, passant de 0,9% en novembre a 1,1% en fevrier, la hausse des prix des services prives s’est acceleree de 0,4 point pour atteindre 1,6%. Outre les loyers des logements, les augmentations de prix dans la restauration et l’hebergement (hotellerie, boissons, repas), mais aussi dans le trafic aerien ont contribue a cette evolution. Les prix des telecommunications – ils figurent sous les services prives depuis la revision, en mai 2000, de l’indice des prix a la consommation – ont une nouvelle fois diminue; en moyenne des mois de novembre a fevrier, ils etaient inferieurs de 16,8% au niveau observe un an auparavant. Baisse du rencherissement dans les marchandises Dans les marchandises, le rencherissement annuel a chute pour s’inscrire a 0,4% en fevrier, contre 3,5% en novembre. La hausse des prix du groupe des marchandises non durables, auquel appartiennent les produits petroliers, a flechi, passant de 5,8% a 1,5%. Alors que les prix des marchandises semi-durables ont encore recule, soit de 2,9%, ceux des marchandises durables etaient superieurs de 0,3%, en fevrier, a leur niveau de la periode correspondante de 2000. Hausse de l’inflation sous-jacente calculee par la BNS L’inflation sous-jacente, telle que la Banque nationale la calcule et qui exclut les plus fortes variations de prix vers le haut et vers le bas (15% des biens entrant dans l’indice suisse n’y figurent pas), a augmente en novembre de 0,6 point pour s’etablir a 1,4%. Apres un leger recul en decembre, elle a marque une acceleration et atteignait 1,5% en fevrier. Pour la premiere fois depuis aout 1999, elle etait superieure au rencherissement mesure a l’indice des prix a la consommation. Cela montre que les facteurs speciaux poussant les prix a la baisse ont joue un role plus important que les facteurs stimulant la hausse des prix. Contrairement a l’inflation sous-jacente qui est calculee par la BNS, les deux inflations sous-jacentes etablies par l’OFS ont recule en fevrier, apres avoir augmente jusqu’en janvier. L’inflation sous-jacente 1, qui repose sur le panier de l’indice, abstraction faite de l’alimentation, des boissons, du tabac, des produits saisonniers, de l’energie et des carburants, s’inscrivait a 0,8% en fevrier, soit au meme niveau qu’en novembre. L’inflation sous-jacente 2, qui exclut en outre les produits dont les prix sont administres, a passe a 1,5% en janvier, puis a 1,1%. En comparaison annuelle, la legere tendance a la baisse des prix administres s’est poursuivie. En moyenne des mois d’octobre a fevrier, ces prix etaient inferieurs de 0,7% au niveau observe un an auparavant. Prix de l’offre totale Apres avoir enregistre une legere hausse durant l’annee, l’indice des prix de l’offre totale a diminue entre decembre et fevrier. En rythme annuel, il a augmente de 0,8% en fevrier, contre 2,6% au quatrieme trimestre. Ce repli a decoule principalement de la baisse sensible des prix des matieres premieres. En fevrier, l’indice des prix a la production depassait de 0,5% son niveau du mois correspondant de l’annee precedente. Les prix des matieres premieres, qui diminuent depuis le milieu de 2000, etaient inferieurs de pres de 14% au niveau observe un an auparavant. Dans les produits semi-finis et les biens de consommation, le rencherissement s’est accelere quelque peu, passant a respectivement 1,4% et 1,6%. En comparaison annuelle, les prix des biens d’equipement ont augmente de 0,4%, apres etre restes stables en 1999 et en 2000. Les prix des biens produits en Suisse et destines a etre ecoules sur le marche interieur se sont accrus de 0,6%, soit un peu moins fortement qu’au quatrieme trimestre (1,2%); de leur cote, les prix des biens d’exportation ont marque une hausse de 0,6%, contre 0,3% au quatrieme trimestre.