Les repercussions des variations des cours de change et du prix de l’or sur le resultat ont elles aussi diminue d’une annee a l’autre. En 2001, toutes les monnaies dans lesquelles la Banque nationale detient des placements, a l’exception toutefois du dollar des Etats-Unis, ont faibli face au franc, alors que le prix de l’or en francs a augmente legerement. Sur les marches obligataires, les cours ont fluctue davantage que les annees precedentes, en particulier au second semestre. A fin decembre, les rendements des emprunts a long terme etaient approximativement a leur niveau du debut de l’annee, mais ceux des emprunts ayant des durees inferieures a sept ans ont diminue, en partie sensiblement. Dans les reserves de devises, l’allongement a quatre ans de la duration a fait prendre des risques de taux d’interet un peu plus eleves. La contribution des risques de cours de change au total des risques sur les reserves de devises est restee cependant dominante (85% environ). De par son role, la Banque nationale doit detenir une grande partie de ses reserves de devises sans couverture contre les risques de change. Du cote des actifs libres, les risques de change sont en revanche fortement reduits grace a des operations a terme sur devises. En depit de la couverture partielle du risque d’une baisse du cours du dollar, le risque de prix sur l’or demeure cependant considerable. Le risque de prix sur les reserves d’or devant rester dans les actifs de la Banque nationale n’est pas couvert. Les attentats terroristes du 11 septembre ont eu des repercussions temporaires sur la liquidite des marches americains et sur le reglement des transactions. Dans ses operations, la Banque nationale n’en a pas souffert directement. En Suisse, la Banque nationale, les banques et la Poste sont les principaux agents du trafic des paiements. L’institut d’emission approvisionne l’economie en numeraire par le truchement des banques et de la Poste. Le trafic des paiements electroniques est, sur le plan operationnel, en mains du groupe Telekurs, une entreprise commune des banques. La Banque nationale pilote et surveille le Swiss Interbank Clearing (SIC) et tient les comptes des participants. Le SIC est le plus important systeme de paiement en Suisse. Il sert au reglement de presque tous les engagements interbancaires, que les paiements portent sur de gros ou de faibles montants. Ces dernieres annees, le reglement de toutes les prestations interbancaires dans les paiements de faibles montants a ete integre par etapes dans le SIC. A fin 2001, 313 etablissements etaient raccordes au SIC, contre 302 un an auparavant. En moyenne, 644 000 paiements, pour un montant de 182 milliards de francs, ont ete executes chaque jour par le SIC (2000: 596 000 paiements, portant sur 178 milliards de francs). Depuis novembre 2001, les paiements de la clientele de Postfinance passent eux aussi en partie par le SIC. En novembre 2000, Postfinance avait commence, dans une premiere etape, a faire traiter par le SIC ses operations sur le marche monetaire. En 2001, les reglements effectues par le SIC au titre des systemes de paiement des banques pour faibles montants formaient 0,7% de la valeur totale des paiements ayant passe par le SIC. Il s’agit des prestations interbancaires suivantes: echanges de supports de donnees (DTA), systeme de recouvrement direct (LSV), retraits aux bancomats, paiements TEF/TPV par cartes de debit, encaissement de cheques, paiements aux tancomats et transactions par la carte Cash. Depuis le debut de 2001, les banques peuvent – outre les recours annonces la veille – se procurer a tout moment, entre 8h et 14h45, des liquidites intrajournalieres a la Banque nationale par des pensions de titres; auparavant, il ne leur etait possible de le faire qu’a 8h. Ces liquidites intrajournalieres facilitent le deroulement des paiements dans le SIC et permettent aux banques de gerer plus efficacement leurs disponibilites. En 2001, le recours aux liquidites intrajournalieres s’est inscrit en moyenne a 2,6 milliards de francs par jour; il a meme atteint parfois 4 milliards de francs. Afin de pouvoir disposer d’un acces au systeme de paiement en euros, soit a TARGET («Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer»), les banques suisses ont ouvert a Francfort-sur-le-Main une banque de clearing, la Swiss Euro Clearing Bank (SECB). Cette derniere exploite le systeme euroSIC qui, dans sa conception, est semblable au SIC. De nombreuses banques suisses et Postfinance recourent a la SECB pour leurs virements en euros. En moyenne, ces paiements ont porte sur 1,5 milliard d’euros par jour, contre 1,6 milliard en 2000. Depuis 1998, des etablissements financiers a l’etranger (banques, negociants en valeurs mobilieres, organismes de reglement et de compensation) peuvent participer au SIC depuis l’etranger, sous certaines conditions, mais sans avoir une autorisation suisse pour exercer leur activite. Depuis juin 2001, le raccordement au SIC est egalement possible par l’intermediaire de SWIFT. La circulation des billets a progresse nettement en 2001. L’expansion tres vive qui a ete observee au quatrieme trimestre – les billets en dollars et en livres sterling ont eux aussi suivi la meme tendance – s’explique vraisemblablement par l’introduction, alors imminente, de l’euro fiduciaire. En moyenne annuelle, la circulation des billets a augmente de 5,1% pour atteindre 33,2 milliards de francs. Les deux plus grosses coupures notamment ont marque une forte progression. Quant a la circulation des pieces, elle est restee a son niveau de l’annee precedente, soit a une moyenne de 2,3 milliards de francs. En 2001, la Banque nationale a mis en circulation 99,4 millions de billets neufs, d’une valeur nominale de 5,6 milliards de francs. Elle a retire, pour les detruire, 99,2 millions de billets deteriores ou rappeles, d’une valeur nominale de 7,3 milliards de francs. Dans les comptoirs de la Banque nationale, le mouvement de caisse a diminue de 25%, passant a 125 milliards de francs en 2001. Les comptoirs ont repris 384 millions de billets, soit un volume inferieur de 18,6% a celui de l’annee precedente, et en ont verifie l’authenticite et la qualite. Ce fort recul est du au fait que la Poste et les banques ont confie davantage de billets et de pieces a des entreprises specialisees dans le controle et le tri du numeraire ainsi que dans le transport de fonds. Les billets et les pieces restent par consequent plus longtemps en circulation et, partant, retournent moins souvent dans les comptoirs de la Banque nationale. Plusieurs entreprises specialisees auxquelles recourent la Poste et les banques operant a partir de l’agglomeration zurichoise, les rentrees de billets au siege de Zurich ont augmente. Elles ont par contre flechi nettement dans les comptoirs de Berne, Geneve et Lugano. La Banque nationale a reagi a ces modifications des flux de numeraire en adaptant les capacites de tri de ses comptoirs. En outre, les mouvements de numeraire ont recule egalement dans les agences et chez les correspondants, qui assurent la reprise et la mise en circulation des billets et des pieces sur le plan local. En 2001, les comptoirs de la Banque nationale ont decouvert, lors du tri des billets rentres, 504 contrefacons et les ont remises a la police. Le nombre des contrefacons mises en circulation en Suisse a atteint environ le triple de ce chiffre. La Banque nationale recueille, aupres des banques, des negociants en valeurs mobilieres, des fonds de placement et d’autres entreprises, les donnees qui sont necessaires a l’accomplissement de ses taches. Elle dresse des statistiques sur les bilans bancaires et des activites bancaires importantes, notamment les credits, la gestion de titres pour le compte de la clientele et le trafic des paiements. La Banque nationale collecte egalement des donnees sur les marches des changes, de l’argent et des capitaux, avant tout sur les taux d’interet a court et a long terme ainsi que sur les emissions. En outre, elle etablit la balance suisse des paiements, la position exterieure nette de la Suisse et un tableau des flux financiers.